C’était un lundi.
Je m’apprêtais à rencontrer Silvia, une accompagnante que j’avais repérée sur Instagram plusieurs mois auparavant. Il n’y avait pas grand-chose sur son compte. Mais il y a une chose que tu ne sais peut-être pas sur moi : je perçois l’énergie des gens, parfois même des détails de leur vie, simplement à travers leurs photos. Et dès le début, j’ai eu un très bon feeling avec Silvia.
Un rendez-vous assise par terre
Quand je suis arrivée, Silvia n’était pas habillée comme un médecin. Elle était habillée comme moi. Un sourire accueillant, originaire de Sardaigne, donc petite, comme moi.
Elle m’a fait entrer dans la salle où elle donne ses cours de préparation, et m’a simplement dit : « assieds-toi où tu veux », en montrant le sol. J’ai adoré. Par terre, sur un coussin, face à elle, qui était assise elle aussi sur un coussin, pas derrière un bureau. On a commencé à discuter comme deux amies.
Elle m’a posé des questions sur moi, puis m’a expliqué son approche. Mais je dois être honnête : à ce stade, je l’avais déjà choisie. Les seules choses qui auraient pu me faire changer d’avis auraient été qu’elle m’impose une série de prises de sang et d’examens tous les mois, ou que sa vision de l’accouchement soit plus médicale qu’humaine. C’était tout le contraire.
Le signe de confirmation est arrivé quand elle m’a parlé du rituel mexicain qu’elles pratiquent à la fin du parcours, pour le post-partum. Ayant vécu cinq ans au Mexique, là même où j’ai rencontré Gavin, j’ai su que ce n’était pas un hasard. Silvia m’a expliqué comment elles préservent l’intimité du couple pendant le travail pour favoriser la production d’ocytocine, comment le partenaire est impliqué, et bien d’autres détails aussi concrets qu’essentiels. C’était comme un clin d’œil. J’ai su : c’est la bonne. Peu après, j’ai rencontré Viola et Nicole, les deux autres femmes qui l’accompagnent. J’avais trouvé mes trois fées.
Avant Silvia, il y a eu Bali
Ma recherche du bon endroit pour accoucher avait en réalité commencé des mois plus tôt, à Bali. On y était allés notamment pour visiter un centre de naissance naturelle dont tout le monde parlait en bien.
Sur place, l’endroit était agréable, mais je n’ai rien ressenti de particulier. La personne qui nous a fait visiter était très professionnelle, mais elle n’a jamais adressé un regard ni un mot à Gavin, pendant toute la visite. C’est peut-être culturel. Mais en même temps, elle nous détaillait les aspects techniques du lieu tout en passant devant des chambres où des femmes venaient d’accoucher, portes ouvertes, tout le monde allant et venant devant une porte où une femme était encore en plein travail. Je n’ai pas aimé cette absence d’intimité.
Puis nous avons rencontré la propriétaire du centre. J’ai immédiatement senti une énergie qui ne me convenait pas, et Gavin aussi. Je précise que c’est personnel, que ça peut être différent pour chacune. Elle m’a regardée et m’a demandé, avant même de dire bonjour : « tu es enceinte ? ». J’ai répondu que non, pas encore, que je venais de boire un smoothie et que j’étais ballonnée, en riant, en ajoutant qu’on pensait peut-être venir accoucher chez elles le moment venu. Elle n’a ni souri ni répondu, à part un « on verra », en me regardant de haut en bas.
Gavin et moi, on a ressenti la même chose au même instant. Je suis contente de ne pas avoir été la seule à le sentir. Mais à ce moment-là, ma décision était prise : c’était non. Peu importe le nombre de femmes qui adorent cet endroit, ce n’était pas pour moi. D’autres femmes m’ont, depuis, raconté avoir ressenti la même chose là-bas.
Quelques mois plus tard, un médium m’a dit qu’il n’y avait pas, à Bali, une vibration assez haute, et que mon bébé ne voulait pas naître là. Je n’aurais jamais imaginé revenir m’installer en Sardaigne. Mais mon île a une énergie particulière. Ça fait sens.
Comment reconnaître son intuition
Ce que je retiens de ces deux expériences, si opposées, c’est qu’il existe une façon très simple de vérifier si une personne ou un lieu est fait pour toi : observer ton corps.
Est-ce que ton corps s’ouvre, se détend, se sent calme et en sécurité ? Ou est-ce qu’il se contracte, se sent mal à l’aise, sans amour ressenti ?
Il ne s’agit pas de gentillesse simulée. Les gens peuvent jouer la bienveillance. Je parle de quelque chose de plus vrai que ça. Et ton corps, lui, le sait toujours.
Ton bébé, lui aussi, te montrera où et avec qui il veut être accueilli sur terre. Fais confiance à ce que tu ressens, même quand ça va à l’encontre de ce que font ou disent les autres.
Un espace pensé pour ça
C’est exactement ce que je veux créer avec mon cercle pour mamans et futures mamans, Soulful Mama. Pas de faux-semblants, pas de professionnels sans humanité. Un cercle, des coussins par terre, pour qu’on puisse être plus fortes ensemble, comme des sœurs.
On y accueille toutes celles qui cherchent un espace de partage authentique, rempli de bienveillance. Les discussions s’enchaînent naturellement, entre rires et confidences, autour d’une infusion réconfortante. On y explore ensemble la parentalité consciente, l’équilibre entre vie personnelle et familiale, la méditation, des ateliers créatifs, pour se soutenir mutuellement et s’exprimer librement, sans jugement.
Si tu veux rejoindre la liste d’attente, c’est ici : {LISTE D’ATTENTE SOULFUL MAMA}
Bienvenue chez toi.
Claudia



