Le jour où j’ai découvert que j’étais enceinte, on venait de me dire le contraire.
Quelques semaines plus tôt, j’étais à l’hôpital. On m’avait trouvé une bactérie, sans vraiment savoir laquelle. Pour me prescrire l’antibiotique nécessaire, l’équipe médicale devait d’abord écarter une grossesse. Le test qu’on m’a fait ce jour-là était négatif. J’ai donc pris l’antibiotique pendant dix jours, en suivant en parallèle toutes les recommandations que je m’applique depuis des années pour soutenir mon corps.
L’infectologue avait été claire : il fallait éliminer cette bactérie, sans quoi une grossesse serait compliquée. Alors j’ai fait ce que je fais toujours. J’ai soutenu mon corps, avec la médecine, et avec tout ce que j’ai appris ces dernières années.
Et mon corps, lui, avait déjà pris sa décision.
Un test négatif, puis un jour de retard
Mes règles sont d’habitude d’une régularité presque parfaite. Alors quand j’ai eu un jour de retard, ça m’a semblé étrange, sans plus. Je me suis dit que j’allais quand même faire un test, histoire d’être tranquille avant de continuer les plantes que je prenais pour finir de nettoyer cette bactérie.
Le test que l’hôpital m’avait fait était en réalité trop précoce. Malgré l’infection, malgré l’antibiotique, malgré tout ce qu’on m’avait dit, j’étais enceinte. Dès la deuxième tentative.
J’ai filmé le moment où j’ai regardé le test dans la pharmacie. Je ne sais pas encore si je vais le partager un jour. Ce que je sais, c’est que j’étais sous le choc. Parce que dans ma tête, ce n’était pas censé arriver maintenant. Je m’étais presque convaincue, sur la base de ce qu’on m’avait dit à l’hôpital, que ça serait plutôt pour l’été.
Pourquoi je crois que mon corps était prêt depuis longtemps
Je ne pense pas que cette grossesse soit arrivée malgré l’infection et les antibiotiques. Je pense qu’elle est arrivée grâce à ce que je fais pour mon corps depuis deux ans et demi.
Souvent, on associe les difficultés à concevoir uniquement à ce qui se passe dans le corps au moment présent. Mais moi, je le vois autrement : je prépare mon terrain depuis plusieurs années. Et c’est précisément pendant ces dix jours d’antibiotique que j’ai continué à détoxifier mon corps, à faire attention à me libérer des résidus des médicaments, en plus du traitement lui-même.
Ce n’est donc pas arrivé « malgré » tout ça. Pour moi, c’est arrivé parce que mon corps, après des années de travail, est devenu plus solide que je ne le pensais moi-même.
Ces quatre dernières années, j’ai guéri des choses profondes. Je ne suis plus dans un mode de survie permanent. Je n’ai plus de grands déclencheurs émotionnels qui me submergent comme avant. Cette stabilité-là, je crois qu’elle a aussi préparé le terrain, pas seulement sur le plan physique.
La vague d’émotions que je n’avais pas anticipée
Je pensais être prête à recevoir cette nouvelle avec de la joie pure. La réalité a été plus complexe.
J’ai ressenti beaucoup de panique. D’un coup, mon mental a compris que ma vie ne serait plus jamais la même. C’est une prise de conscience brutale : à partir de maintenant, tout change. J’ai tremblé. Je n’arrivais pas à comprendre ce qui m’arrivait, alors même que rien n’avait encore physiquement changé, à part une fatigue proche de celle des règles.
Ma mère, à qui je l’ai annoncé en premier, était confuse, presque incrédule. Mon père ne le sait pas encore au moment où j’enregistre ces mots. Et Gavin non plus : il est à Londres pour régler des démarches administratives, et je préfère lui annoncer en personne, pour son anniversaire.
Ce sentiment de perte de repères, cette sensation de ne plus savoir qui on est en train de devenir, je pense qu’il fait partie du chemin. Et c’est exactement ce dont j’ai envie de parler davantage : la grossesse ne se limite pas au corps, elle bouscule aussi l’identité et le mental.
Ce que cette grossesse m’apprend sur la maternité consciente
J’ai toujours su que devenir mère de façon consciente serait ma vocation. Tout ce que j’ai construit, appris et guéri ces dernières années semble avoir mené ici.
C’est pour ça que je suis en train de préparer un nouveau programme, dont le nom n’est pas encore fixé (vous le découvrirez probablement en même temps que moi). J’y partagerai tout ce que j’ai fait pour préparer mon corps à concevoir, dans les moindres détails : le plan physique, mais aussi le travail émotionnel, notamment autour de la relation à ma propre mère, pour pouvoir devenir une mère différente.
Je ne crois pas que ce chemin doive être compliqué. On complique souvent les choses, avec nos pensées, avec notre alimentation, avec notre façon de vivre. Bien sûr, certaines difficultés ne dépendent pas de nous : des facteurs génétiques ou hérités entrent aussi en jeu. Mais je suis convaincue qu’il y a énormément à faire, sur le plan du corps, de l’émotionnel et du mental, pour se préparer à accueillir une nouvelle vie.
Ce que je retiens de cette expérience
- Un test médical n’est pas toujours la vérité définitive : le mien, fait trop tôt, était faux négatif.
- Le travail de fond sur son corps, mené sur plusieurs années, compte autant que ce qu’on fait dans l’instant.
- L’annonce d’une grossesse peut réveiller autant de panique que de joie, et c’est normal.
- La préparation à la maternité ne se limite pas au corps : elle touche aussi la guérison émotionnelle et la relation à ses propres parents.
Je vous partage cette histoire en plein dans l’émotion, telle qu’elle s’est déroulée, parce que je crois que c’est dans ces moments bruts qu’on apprend le plus les unes des autres.
Si vous voulez entendre l’épisode complet, avec tous les détails et l’émotion du moment où j’ai découvert le test positif, c’est par ici : Lien de l’épisode ici
Et si ce chemin vers la maternité consciente vous parle, je vous invite à rejoindre Soulful Mama : LE LIEN SOULFUL MAMA



