Comment arrêter de se juger et comment développer la force intérieure!

Ce matin je me suis réveillée pour aller à la plage à 6.30 comme chaque matin, j’ai cherché mon pull blanc, celui tout doux qui me fait sentir en sécurité, protégée, qui m’apporte douceur et auquel tout le monde fait des compliments et je ne l’ai pas trouvé. J’ai cherché partout mais il n’était pas là. Je commence à paniquer. À paniquer ? Pour un pull ? Je me suis dit « mais Claudia quand même ». J’ai essayé alors de me dire que ma sécurité intérieure ne dépend certainement pas d’un pull, que ça c’est un attachement de l’ego aux choses matérielles. Je me suis dit que je suis plus forte que cela… et puis j’ai commencé à être déçue de moi pour être si « fragile »et j’ai essayé de me séparer de mon égo. Alors j’ai commencé à sentir une attaque de panique arriver. Et ça c’est quelque chose que j’ai appris, je ne contrôle pas vraiment. Je me suis sentie en danger, pas protégée, danger par rapport à quoi? je ne sais pas mais si vous avez déjà eu des attaques de panique vous savez que ce n’est pas le mental qui va résoudre la situation.

Ce que je sais, c’est qu’à ce moment-là mon corps, mon système nerveux, mon être avaient besoin d’être rassurés. Et ça j’ai appris à le faire dans le temps. J’ai plein d’outils aujourd’hui pour cela et l’un de ceux-ci sont aussi les nombreuses personnes dont je décide de m’entourer et ma capacité de choisir qui contacter quand car je sais qu’elle vont être mon rappel des choses que je sais déjà et qu’à ce moment j’ai oubliées.

 

Alors j’ai appelle ma chère amie Farah de @ozaleeosealler et suite à la conversation profonde et puissante avec elle je veux partager mes prises de conscience avec vous :

On ne sait pas pourquoi on réagit comme on réagit à certains évènements. Enfin on peut le comprendre parfois : une ancienne mémoire trauma réveille une émotion, une mauvaise interprétation de notre cerveau de certains concepts.

Le problème ce n’est pas autant notre réaction à l’événement si non le fait qu’on se juge par rapport à cela.

Quand on le juge, on souffre. Comment peut-on dire à un enfant apeuré et qui pleure « tu devrais être plus fort que cela? »pourquoi alors on se le dit à nous-mêmes quand on est en train de vivre une émotion difficile? Surtout pourquoi « on devrait être fort » ? Cette notion de force.

Il faut être fort dans son business, dans ses relations dans la vie. Mais qui a dit ça ? Ah oui la société.

Ah oui les maîtres zen de notre génération actuelle. Il faut être fort à l’intérieur !

Et si ? Je suis vulnérable, point et cela me rend déjà forte ?

Puisque dans ce moment où les choses sont en train d’être difficiles, je ne suis pas plus fragile parce que je laisse mon humain et mon égo vivre mes émotions, je suis au contraire plus puissante que jamais car je suis en train de traverser avec vulnérabilité totale un moment compliqué et je l’accepte : je suis forte déjà pas parce que je le combats mais parce que je l’accepte.

Je suis forte parce que je n’ai pas besoin d’être forte à tout prix.

Lorsqu’on juge nos réactions aux événements, on les rend plus compliqués. Ce qui fait mal c’est quand on oublie d’être un observateur bienveillant et on devient un juge de soi.

L’autre leçon que cet événement a déclenché est que je suis protégée quand je suis connectée à la source. Pour me connecter à la source je n’ai pas besoin de me détacher de la réalité, de mon égo et le rejeter, de le faire mourir (la ou l’attaque de panique est arrivée). La connexion à la source est la connexion à soi. Quand je suis connectée à moi, quand je suis bienveillante avec moi; quand je suis observatrice, quand je suis gentille avec moi, quand j’écoute mes besoins je suis en connexion avec la source car JE SUIS À SOURCE, la source est en moi.

Dans notre cerveau se créent plein de mauvaises associations dans le cours de notre vie… la plupart venant de la société, de ce qu’il fait être ou pas… et dans le monde du développement personnel encore il y a d’autres nouvelles impositions :

Tu dois créer la sécurité et force intérieur
Tu dois être plus ainsi avec toi
Tu dois t’aimer plus
Tu dois améliorer l’estime de toi
Tu dois t’écouter plus

Tout cela vient du jugement de là où on est…

Oui je peux être plus tout cela, mais maintenant ici est où je suis, ça c’est où mon égo se trouve en cet instant donné et pas à tout heure ou en générale. Sans justification aucune, sans opinion aucune, sans besoin de le changer transformer modifier pour s’assurer quelque chose.

Quand on se rappelle de ça, on arrête de lutter à la recherche d’un plus illusoire et on se rappelle qu’ici on a et on est déjà tout. Notre âme est DÉJÀ là. Le reste est une illusion momentanée qu’on peut choisir d’accueillir et puis laisser aller.

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